Micro-entreprise
Piloter son activité de micro entrepreneur sans complexité inutile
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FAQ micro entreprise
Posté le 25/04/2026
Dois-je ouvrir un compte bancaire professionnel ?
Non. A la création, la loi n'impose pas un compte bancaire professionnel spécifique. Tant que votre chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas 10 000 euros pendant 2 années civiles consécutives, votre compte personnel peut suffire. En revanche, dès que ce seuil est dépassé sur 2 années de suite, l'article L613-10 du code de la sécurité sociale impose un compte dédié à l'activité. Ce compte dédié peut être un compte personnel distinct ou un compte professionnel. Point important : si vous exercez une activité commerciale, l'article L123-24 du code de commerce impose un compte dédié à l'activité dès la création, même sans dépasser le seuil des 10 000 euros.
Dois-je déclarer mon chiffre d'affaires même si je n'ai rien encaissé ?
Oui. Vous devez déclarer votre chiffre d'affaires tous les mois par défaut ou tous les trimestres sur option, même si vous n'avez rien encaissé. Dans ce cas, vous indiquez Néant dans votre déclaration Urssaf. En cas d'oubli ou de retard, une pénalité de 60,1 euros s'applique par échéance manquée. Des majorations s'ajoutent ensuite sur les cotisations sociales : 5 % si vous déclarez chaque mois et 15 % si vous déclarez chaque trimestre. Si vous régularisez après notification des déclarations manquantes, la pénalité peut ensuite être portée à 3 % du montant des cotisations et contributions sociales dues.
Dois-je facturer la TVA en micro-entreprise ?
En principe, non. Le micro-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA tant que son chiffre d'affaires HT reste sous les seuils applicables. Les seuils actuellement publiés sont de 85 000 euros pour les ventes de biens, la vente à consommer sur place et l'hébergement, et de 37 500 euros pour les prestations de services. Dans ce cadre, vous ne facturez pas la TVA et vous devez faire figurer sur vos factures la mention TVA non applicable, article 293 B du CGI. Si vous dépassez seulement le seuil de base sans franchir le seuil majoré, la franchise reste applicable jusqu'à la fin de l'année et la TVA s'applique à compter du 1er janvier suivant. En revanche, si vous dépassez le seuil majoré de 93 500 euros pour les ventes ou 41 250 euros pour les services, la franchise cesse dès la date du dépassement et vous devez facturer, déclarer et reverser la TVA à partir de ce moment. Vous pouvez aussi opter volontairement pour la TVA auprès de votre SIE, l'option prenant effet au 1er jour du mois de la demande pour une période de 2 ans. Le projet de seuil unique à 25 000 euros a finalement été écarté pour 2025 et les seuils actuels ont été maintenus.
Puis-je déduire mes charges en micro-entreprise ?
Non. En micro-entreprise, vous déclarez votre chiffre d'affaires brut et vous ne déduisez pas vos charges réelles. L'administration applique à la place un abattement forfaitaire pour frais professionnels. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, il est de 71 % pour l'achat-revente et la fourniture de logement hors meubles de tourisme, 50 % pour les autres activités relevant des BIC, 30 % pour la location de meubles de tourisme non classés et 34 % pour les activités relevant des BNC. Le montant minimal de l'abattement reste de 305 euros. Si vos charges réelles sont élevées, un régime réel d'imposition peut être plus adapté, car il permet de déduire les coûts effectivement supportés.
Dois-je payer la CFE ?
Oui, en principe, un micro-entrepreneur est redevable de la CFE dans les mêmes conditions qu'une autre entreprise. La première année d'activité, vous en êtes totalement exonéré, à condition d'adresser votre déclaration initiale 1447-C-SD au SIE avant le 31 décembre de l'année de création. L'année suivante, qui constitue la 1re année d'imposition, votre base de CFE est réduite de 50 %. Vous pouvez aussi être exonéré si votre chiffre d'affaires HT de référence n'a pas dépassé 5 000 euros. D'autres exonérations existent selon l'activité exercée, certaines zones géographiques ou des délibérations locales. Par ailleurs, les communes et EPCI peuvent, sur délibération, accorder une exonération temporaire de 3 ans pour certaines créations ou extensions d'établissement.
Combien de temps dois-je garder mes factures et justificatifs ?
Vous devez conserver vos factures, notes, livre des recettes, registre des achats et pièces justificatives pendant 10 ans après la clôture de l'exercice auquel ils se rattachent. Cette règle concerne aussi les micro-entrepreneurs. Pour les documents comptables comme les factures, la durée de conservation est bien de 10 ans. En revanche, certains autres documents commerciaux, comme une partie des contrats ou correspondances commerciales, peuvent relever d'une durée de 5 ans. Pour votre question sur les factures et justificatifs, la bonne réponse reste donc 10 ans.
Pourquoi suivre mes dépenses si elles ne sont pas déductibles en micro ?
Parce que l'absence de déduction fiscale ne supprime pas l'intérêt de gestion. En micro, l'impôt et les cotisations sont calculés sur le chiffre d'affaires avec un abattement forfaitaire, mais vos dépenses restent bien réelles. Les suivre permet d'estimer votre marge réelle, de comparer ce que vous encaissez à ce que vous dépensez et d'anticiper votre trésorerie. Selon votre activité, vous pouvez aussi devoir tenir un registre des achats chronologique avec la date du règlement, le moyen de paiement, la référence de la pièce justificative et le montant du décaissement. Les registres et justificatifs doivent ensuite être conservés 10 ans. Même lorsque ce registre n'est pas exigé, suivre vos dépenses reste utile pour retrouver vos factures, documenter vos opérations et garder une activité cohérente en cas de contrôle.
Fraispro remplace-t-il un expert-comptable ?
Non. Fraispro vous aide à structurer, suivre et centraliser les informations utiles. L'outil ne remplace pas un conseil comptable, fiscal ou juridique personnalisé.
Posté le 15/05/2026
Suis-je concerné par la facture électronique en micro-entreprise ?
Oui. Les micro-entrepreneurs, auto-entrepreneurs et entreprises en franchise en base de TVA sont concernés par la réforme, même lorsqu’ils ne facturent pas la TVA. Vous êtes concerné au minimum pour recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs, puis, selon votre activité et vos clients, pour émettre des factures électroniques ou transmettre certaines données à l’administration. La franchise en base ne vous sort donc pas du dispositif : elle signifie que vous êtes assujetti à la TVA sans en être redevable, mais vous restez dans le champ de la réforme.
À partir de quand dois-je être prêt ?
Toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026. Pour l’émission des factures électroniques, les grandes entreprises et les ETI sont concernées dès le 1er septembre 2026, tandis que les PME et micro-entreprises auront jusqu’au 1er septembre 2027. La transmission des données à l’administration, appelée e-reporting, suit le même calendrier.
Une facture PDF envoyée par email sera-t-elle encore suffisante ?
Non. Une facture électronique au sens de la réforme n’est pas simplement un PDF envoyé par email ou une facture papier scannée. Elle devra respecter un format électronique prévu par la réforme, comme UBL, CII ou un format mixte de type Factur-X, comporter certaines mentions dans des champs structurés et être transmise via une plateforme agréée.
Quelle est la différence entre facture électronique et e-reporting ?
La facture électronique concerne les opérations entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA. L’e-reporting concerne les opérations qui ne passent pas par ce circuit de facture électronique, par exemple certaines ventes à des particuliers ou des opérations avec des clients ou fournisseurs établis à l’étranger. Il peut aussi exister un e-reporting de paiement pour certaines opérations, notamment lorsque l’exigibilité de la TVA dépend de l’encaissement.
Si je facture uniquement des particuliers, suis-je concerné ?
Oui, mais pas forcément de la même manière. Si vos clients sont des particuliers et que vous n’émettez pas de factures entre professionnels français, vous pouvez être concerné au minimum par l’e-reporting, c’est-à-dire la transmission de certaines données de transaction, et éventuellement de paiement, à l’administration. En revanche, vous devrez aussi pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs professionnels français à partir du 1er septembre 2026.
Si je facture une entreprise française, que se passe-t-il ?
Lorsqu’une micro-entreprise facture une autre entreprise établie en France pour une opération entrant dans le champ de la TVA, la facture devra passer par le circuit de facturation électronique à partir du 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises. Cela vaut même si vous êtes en franchise en base et que vous indiquez toujours la mention TVA non applicable, article 293 B du CGI. Le fait de ne pas facturer la TVA ne supprime donc pas l’obligation de facture électronique.
Et si je facture un client étranger ?
Les factures avec des clients ou fournisseurs établis à l’étranger ne relèvent généralement pas du même circuit que les factures électroniques entre deux entreprises françaises. En revanche, ces opérations peuvent entrer dans le champ de l’e-reporting : certaines données de transaction devront alors être transmises à l’administration par l’intermédiaire d’une plateforme agréée.
Dois-je choisir une plateforme agréée ?
Oui. Pour recevoir vos factures électroniques, émettre vos factures électroniques et transmettre vos données d’e-reporting, vous devrez passer par une plateforme agréée par l’État, directement ou via une solution compatible. L’annuaire de la facturation électronique permet d’identifier les entreprises concernées, leur plateforme de réception et leurs adresses électroniques de facturation.
La réforme change-t-elle mon régime de TVA ?
Non. La réforme modifie la manière d’émettre, recevoir et transmettre les données de facturation, mais elle ne transforme pas automatiquement une micro-entreprise en entreprise redevable de la TVA. Si vous êtes en franchise en base, vous continuez à appliquer les règles de la franchise tant que vous respectez les seuils applicables. Si vous êtes déjà redevable de la TVA, vous devrez continuer à déposer vos déclarations selon votre périodicité habituelle ; la réforme vise notamment à permettre, à terme, un pré-remplissage progressif des déclarations.
Quelles nouvelles mentions devront apparaître sur les factures ?
La réforme ajoute certaines mentions obligatoires sur les factures concernées. Parmi elles figurent notamment le numéro SIREN du client, l’adresse de livraison lorsqu’elle est différente de l’adresse de facturation, l’indication de la nature de l’opération, c’est-à-dire livraison de biens, prestation de services ou les deux, ainsi que l’option pour le paiement de la TVA sur les débits lorsque le prestataire l’a choisie. Pour les micro-entreprises, ces nouvelles mentions s’appliqueront avec l’obligation d’émission à partir du 1er septembre 2027.
Que risque une entreprise qui n’est pas prête ?
La loi de finances pour 2026 a précisé les sanctions. Le défaut d’émission d’une facture électronique peut entraîner une amende de 50 euros par facture, plafonnée à 15 000 euros par année civile. Le défaut de recours à une plateforme agréée pour recevoir les factures peut entraîner une mise en demeure, puis une amende de 500 euros, portée ensuite à 1 000 euros en cas de persistance. Le défaut de transmission des données de transaction ou de paiement peut entraîner une amende de 500 euros par transmission, plafonnée à 15 000 euros par année civile. Une tolérance existe pour une première infraction réparée spontanément ou dans les 30 jours suivant une première demande de l’administration.
Fraispro permet-il de gérer la facture électronique et l’e-reporting ?
Oui. Fraispro permet de gérer la facture électronique et l’e-reporting grâce à une intégration avec un partenaire agréé. Vous pouvez ainsi préparer, suivre et centraliser vos factures, tout en vous appuyant sur une solution conforme pour l’émission, la réception et la transmission des données requises par la réforme. Fraispro facilite la gestion opérationnelle de vos obligations.